Archives de catégorie : Escalade

mroc2

restaurant et accessoirement salle de bloc, l’endroit est situé à l’envers de lyon, à villeurbanne pour tout dire. il fallait trouver le coin.

la carte mdl permet un acces à cette salle aussi, alors profitons de l’été pour aller y faire un tour.

restaurant oblige, c’est plus propre que le mdl.  les robinets dans les toilettes fonctionnent, un peu trop bien d’ailleurs car en passant mes chaussons devant un capteur, j’inonde ceux ci.

cote bloc, c’est plutot bien, des difficultés variées avec des voies relativement hautes, et oui en plus il faut redescendre de la haut quand on saute pas.

j’ai bien aimé les voies dans la grotte.

la magnesie est fournie par la salle dans des gros sacs dans des coins stratégiques.

dommage que ce soit un peu loin pour moi mais sinon j’ai globalement apprécié l’aspect bloc.

 

Gosses Mythiques IV

quand on aime, on ne compte pas! Reprise de la falaise quasiment au mois de juin cette année avec un retour aux gosses mythiques, vu mon niveau, c’est presque dur.
Toujours pas d’enfant dans la cordée cette année, mais Amandine qui fait tout en tête et sa soeur qui se remet à l’escalade après deux ans de stop.

Beaucoup de végétations et quelques gouttes de pluie pour cette session du pélerinage.

chaud biz

en 2008

Mercredi, grande voie à ailefroide ! site mythique, rendez vous de plein de forts en grimpe de toute l’europe, et peut être même d’autres planètes !
La voie Chaud bise est vraiment chouette, 8 longueurs, je tire assez régulierement au clou mais en grande voie, j’ai le droit (article 17 de la constitution du grimpeur en grande voie).
Il y a un peu de tout, de la dalle, du devers, une traversée, un prussic perdu, des gens qui se gueulent dessus.

mont aiguille

en 2007

we dans le Trieves pour le 15 aout :
les aventures corses nous donnant envie de recommencer, nous revoila partis camper dans le trieves, avec pour objectif, en cet été automnal, la conquête du mont aiguille !
ni plus ni moins! les partants: sophie,mathieu,thomas,thibault,francette,armand et moi!


depart le mercredi 15 aout, nous trouvons facilement le camping et une fois les tentes posées, et le repas achevé nous avons la visite de lise et nico son copinou !
ils mangent, rappelant ainsi le passage de lise à buis les baronnies et nous voila, initiant nico à la grimpe et un peu lise aussi! cette derniere aurait bien aimé faire le mont
aiguille mais finalement, ce ne serait pas possible (merci au puissant marionnetiste de nos destins).
le soir nous dinons de pates à la bolognaise un peu délicates à décrire, contentons nous dire pâtes pateuses ! cet amalgamme délicat est obtenu par un lent trempage des spaghettis
dans l’eau tiede. cuistot demission :)) pendant ce temps, manue s’empiffre de pates (des vraies) en italie, la lacheuse !


jeudi, il pleut ! nous deliberons et votons à moultes reprises comme un match de boxe pour savoir si nous restons ou partons! (should i stay or should i go) .
avant d’aller voir les clash, et suite à un revirement du scrutin par sophie qui cherchait l’anti deception, nous decidons de rester. alea jacta est comme disent les roumains.
l’apres midi, apres un roboratif repas bien que peu electronique, armand et mathieu vont canyoner, alors que je les lache, preferant aller digerer ma sale nuit en lisant!


vendredi, nous allons grimper. thomas s’y colle aussi et hesite encore à descendre.
nous attendons avec impatience l’appel de la raclette (agnes) qui doit nous rejoindre avec franck et charlotte ses enfants pour la conquete du Mont Inaccessible.
nous avons une pensée émue pour evelyne (madame bouygues) qui fete son anniversaire le lendemain et ne pourra se joindre à nous samedi (merci OTreO).
quelques perfs en grimpe dans un site sans cotation connue et nous nous depassons aisement !
apres le retour au camping, les parents de sophie arrivent munis d’une soufflante qui rechauffe les dessous de table, bientot suivis par la raclette.
en prevision du lendemain, nous remplissons regulierement nos assiettes de pommes de terre, charcuterie et fromage odorant (sauf armand qui a une religion proscrivant ce genre de mets).


samedi, souviens toi du relais dernier
au petit matin, c’est l’heure de se lever, thibault a été malade cette nuit, et sophie en profite pour nous annoncer son renoncement sans vote à l’ascension du jour !
nous sommes un peu déçu forcement
vers 10h, nous laissons les voitures au parking pour quelques heures et commençons l’ascension. 600 m de denivellé à franchir.
en chemin, nous aidons et doublons une suite generationnelle dont l’element culminant est une mamie d’environ 81 ans, que nous sortons de la boue.
voila qui fait reflechir francette sur toutes les années de crapahutage possibles, seul le debut est passé !

vers 11h59, apres nous être équipés consciensieusement et après que j’ai émis une certaine volonté à renoncer, nous commençons l’ascension.il fait frais.
premiere cordée: mathieu, charlotte et franck. suivis de armand/agnes et enfin pour fermer la marche, francette et moi.
pour francette, elle a recu quelques rumeurs concernant ma lenteur en grandes voies et se trouve un peu prise au depourvu quand aprés ma premiere longueur, je commence à ravaler la corde
alors qu’elle n’a pas encore mis ses chaussons, elle fera cette longueur en basket donc.
le montée se poursuit, nous collons aux baskets de la cordée armand-agnes. le ciel est encore clair. en un passage étroit, francette qui va bientot se targuer d’elegance ascensionnelle
m’informe que si mathieu est passé par là alors tout le monde peut passer. je prends note de ce bemol sur la ronde de mathieu et continue.
nous arrivons ramoneurs dans la cheminée finale, franck manifeste des velleités à ne pas avancer, et armand deploie ses talents pour le faire monter malgré tout. l’ambiance
dans le conduit est plutot humide et la pierre glissante.
l’escalade dans ce mont aiguille est cependant relativement simple, un cable omnipresent, des points lointains mais placés de façon rassurante.
tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes des grimpeurs.

vers 16h, nous sortons sur le vert plateau et faisons une pause sustentative peu ostentatoire! enfin mes pieds respirent apres la compression des chaussons, presque à tomber dans les pommes
vers 16h30, nous entamons la descente. le premier relais a semble t il disparu, aussi l’improvisation sophistiquée et sure de mathieu nous permet de commencer la descente.
le deuxieme relais a disparu lui aussi, ça commence à se compliquer. les descentes successives en rappel s’enchainent dans les cris d’orfraie et la peur pour franck.
vers 20h, l’inquietude commence à poindre, il reste encore 3 rappels à faire et nous avançons tres lentement. nous appelons les secours (112) qui nous rassurent en nous disant qu’ils viendront nous
chercher le lendemain matin, si nous passons la nuit tranquillement sur la roche. mathieu s’obstine et trovue un relais, nous poursuivrons l’aventure dans l’obscurité.
je laisse un message sur le repondeur de sophie pour lui annoncer que nous ne rentrerons pas avant 22h30. dans un pierrier, j’en profite pour jetter une pierre grosse comme une bible sur mathieu bien peu vif.

vers 22h00, la situation est la suivante:
mathieu est à l’avant dernier relais (niveau 1). agnes, charlotte, franck et moi sommes au relais precedent(niveau 2), et francette et armand au relais (niveau 3)
. la nuit nous entoure malgré la presénce rassurante d’ 1 frontale qui fonctionne et 1 qui clignote pour 7. le ciel magnifiquement étoilé éclairant d’ombres ourlées, rajoute de la poésie à ces instants
oscillants entre la tragédie et le gout sucré de l’aventure. nous sommes entourés de la magie de la montagne, dont nous essayons avec humilité de devenir des sorciers. les etoiles filantes
se succedent dans le firmament, renouvellant l’occasion fournie à chacun de faire un voeu, qui devient plus pressant à chaque instant. vérétilles un peu vétilles, nous voila retournés aux temps anciens, des hommes sans lumière, ayant peur de l’instant suivant.
l’instinct gregaire se developpe, et les velleités anxiogènes sont bien canalisées.

charlotte et franck descendront successivemnt en moule assurés par mathieu. croyant qu’il y a un fort tirage, je tire sur la corde bientot aidé par agnes.
en bas, mathieu lutte, se demandant quel peut etre le poids d’enfants qu’il n’arrive pas à assurer. au relais nous sommes epuisés mais mathieu est vaincu. non mais !.

vers minuit, dernier rappel, les artistes vont bientot aller dormir.
certains mettent finalement sans y croire des prussics sur leur corde. pourquoi pas ? n’est ce pas le moment de se concentrer. c’est l’heure des dernieres peurs pour charlotte
mais pas encore pour franck. tout parait si irreel, tout contribue à faire de cette journée un moment inoubliable dans ce mont inaccessible. nous sommes comme des archeologues dans un tombeau
, à la recherche de la sortie.
vers 1h, nous entamons la descente, pierriers, forets, tout se succéde. Les racines, les marches nous crochettent pour nous dire au revoir. chaque pas est difficile, les muscles sont douloureux, les yeux fatiguent, nous manquons de lumiere,
le chemin semble trompeur
vers 3h, c’est le parking enfin, la joie, et le soulagement sortent, nous sommes vainqueurs, les dieux de la montagne nous ont laissé partir sans mal.
vers 3h15, mathieu allant retrouver une sophie inquiete finit par se blesser au pouce à 5 m de sa tente. chacun va sous sa tente, cuit de fatigue, robot épuisant sa batterie
la delivrance est parfois douloureuse.


dimanche matin, les yeux sont cernés et les corps craquants de douleur, malgre quelques heures de sommeil.
les courbatures sont là et le demontage est bien lent apres toutes ses emotions. mais nous partons, épuisés, mais vainqueurs, avant de prochaines aventures qui ne sauraient manquer d’être
aussi exaltantes!
vive les aventures 🙂

Back in the past

Les copains d’abord … en 2005

vendredi:
ce we, placé dés le debut sous les auspices du luxe et de la qualité, avec comme
objectif le gain d’une etoile au grimpeur des sorties les plus convoitées de France,
a vu partir des vendredi apres midi, le grimpeur-chef mathieu et la famille royale
en anti-coupé doblo et (manue, armand et moi meme) en renault black mamba en
direction d’un bled à cote de Morzine.
Le parcours d’une durée de 3h se passe assez bien malgré une brisure dans le
continuum espace-vision:
aprés un depassement du doblo non remarqué par moi meme (un signe ?), suivi d’un
leger detour dans grenoble sans consequence facheuse, le turbo se met en route et rapidement
nous nous retrouvons tous les 7 (et oui, pas de pupuce) pour le diner chez le
grand M jaune afin de glutamater fastueusement à Cluses (tradition)
puis apres quelques virages, nous nous installons dans le chateau des princes de
savoie.


samedi

Apres une courte nuit, nous voila en train de dejeuner de 9h à 10h30,
completement sous la plenitude de l’air savoyard,
le grimpeur chef etant gentiment allé chercher les croissants aprés avoir constaté
que les invités se comportaient vraiment comme … des invités.

apres quelques courses, nous voila de nouveau attablés autour d’un barbecue
de 12h à 16h30, sous l’oeil malicieux de nos voisins, toujours fan de
people.
17h: Repetition pour manue et moi-même des manip’ grande voie; c’est bien de
reviser afin d’etre sur de son coup sans stress ni rien pour demain.
mathieu nous supervise pendant qu’armand se fait passer pour un grimpeur à son tour
auprés de la fraiche jeunesse locale. Apparemment
un gars qui bulle torse nu en bas des voies sans baudrier et quelques abdos est un grimpeur
dans l’imaginaire collectif des jeunes savoyardes.

18h15, enfin l’heure de diner, apres la visite sympa de la famille de
Sophie, chacun mange quelques pates carbo parmi les 2 kg preparés. armand et
mathieu nous racontant leurs aventures en corse.
21h00, Plein d’apprehension mais aussi d’enthousiame pour le lendemain,et apres
une petite discussion sur ce qui deviendra le leitmotiv du dimanche: le poids
du sac, nous nous allongeons dans nos lits respectifs pour une nuit courte.


dimanche:

4h55: Lever du grimpeur qui se jette dans la salle de bain, boum!!! ah c’est pas une piscine !
5h00 : Au reveil les courageux invites papillent des paupieres, euh on essaie de se reconnaitre les uns les
autres.
7h30: Nous voila au parking du site: les cordées annoncées sont manue-moi et
mathieu-armand. ça va usiner !
8h30: Enfin,au pied de la premiere voie, la montagne nous attend de
pied ferme. Elle a raison.
Je me lance, apres quelques pas bien placés, tout en pistant chaque point comme s’il recelait un tresor,
selon les consignes du grimpeur, j’etale les metres, métronome méticuleux de l’adherence. MAIS SOUDAIN !!!
J’entends crier « bout de corde » ce qui dans le langage du grimpeur grande voie
signifie le plus souvent « putain t’as rate le relais ! ».
pas contrariant, tout en bonhommie, je m’arrete entre deux points attendant les
consignes du grimpeur que je ne vois pas tarder à apparaitre. 15 m plus bas il
s’arrete au relais (ah ah il etait là le coquin !)
et il fait monter manue et armand, les cordées sont brisées. Je grimperais avec
armand et manue avec mathieu.
Rien de special ce matin là jusqu’au repas, malgré un autre point raté par moi, quelques plaintes non écoutées de manue sur le poids du sac
et le fait que y’a vraiment beaucoup de cordées en dessous. en gros, ça
bouchonne…
12h30 : Nous mangeons enfin, pendant ce temps armand cherche son couteau perdu 2
ans auparavant.
je decide de porter un peu le sac lourd, il est trés lourd.
13h00 : Oh la vache le sac !!!
13h30: Y’a personne qui veut un sac ?
13h35: Ca viendrait pas des chaussures de manue que le sac soit si lourd ?
14h Je suis épuisé, je laisse à armand le soin de faire toutes les voies en
tete, sans avoir vraiment le choix de faire autrement. Merci Armand !!!
Pendant ce temps, manue et mathieu cavalent lentement. Le sac est lourd, c’est bien de
poser son pied sur une prise mais encore faut il
pouvoir encore pousser dessus ensuite. De surcroit, le sac empeche de
relever la tete, donc faut que y’ait des prises à hauteur d’epaule.
plus que 500 m de denivellé d’aprés l’anglaise du coin !
15h: Mon bras droit refuse tout idée de se deplacer, ce qui reduit ma
progression, je crois qu’il a decidé de faire sission voire secession.
16h : Plus que 6 longueurs! La plupart des autres cordées nous a doublés à
part la gentille jolie brunette qui me rejoint au relais. J’hesite à continuer du
coup. Et mais … Non… je me frotte les yeux… J’ai refile le sac lourd à armand qui a du mal aussi, je le vois
bien. J’essaie de suivre la tete un peu vers le bas.
17h: armand et moi n’avons plus de sac, je finis comme je peux « tirage à la
degaine, et pieds sur spit » sont les traits dominants de ma technique.
Pendant ce temps, le grimpeur transformé en mule transporte deux sacs (dont le mega
lourd) et bien qu’en moule, la mule sans mouffle quasi mouflon avec mouflets
s’emeut et fait la moue du mou que lui laisse manue.
18h: Nous voila en haut, livides (manue pale habituellement est desormais
diaphane voire transparente). L’etat d’epuisement est décreté. La revolution
n’est pas loin, attendons 17:89
19h45: La descente, pleine de glissades sur les epines puis sur les feuilles trempées,
se termine sans heurts (à part qu’on est mort), nous voila pret à rejoindre
sophie et les petits au chateau.
A noter au cours de ce periple descendant , une phrase de manue, pleine de sa discretion « on pourrait pas faire une petite pause … » Tout est là!
21h00: Depart du palais
21h05; Un leger detour dans morzine nous replace encore une fois derriere le
doblo.
21h45: Nous glutamatons encore une fois, meme neuneu comme serveur.
01h00: Apres un parcours mené à vive allure, les compagnons déposés, je me glisse
dans mes draps, plein de douleur.

Presles: on est pas des brêles ..

quoique ..

Initialement nous avions en tête bim bam boum et mimosa, mais une lecture de la bible dans la nuit de vendredi à samedi m’avait conduit à envisager un objectif plus ambitieux: la voie des buis ! (même s’il est indiqué que le SAEiste doit se méfier).

Le ciel est couvert ce matin.

Nous partons donc de lyon à 8h en passant par l’autoroute (lyon=> voreppe => direction romans et sortie à st marcellin), au final ça prend le même temps que de faire lyon romans et c’est plus cher en terme de péage.

Nous trouvons aisément le parking obligatoire, lieu d’aisance pour des casseurs d’après ce que nous disent des spéleo croisés là.

il fait froid.

Bon on est plein d’entrain, Amandine porte la corde rose et moi la bleue: tout est clair dans les esprits. Nous faisons tous les chemins, la bible n’est pas vraiment explicite « prendre le bon chemin »  ou bien manque de potassage et de potassium. Nous croisons une première cordée perdue, nous marchons, crapahutons, nous égarons. Il fait chaud. Je trouve un truc qui ressemble, je commence à mettre une sangle sur un buis mais ça rippe trop, le terrain est détrempé, les chaussures et chaussons glissent. Nous descendons encore pour ne pas avoir de regrets, nous trouvons plusieurs départs de voies, mais aucun nom n’est indiqué.

Sur la remontée, que de lasse guerre nous effectuons, nous apercevons des traces d’antiques coups de pinceaux rouges, il semble qu’il y ait plus de lettres que les Buis. C’est pas là.

3h de marche au total à aller voir des débuts de voie, à se poser des questions, à se traîner dans la terre grasse pour pas grand chose.

Pour ne pas aller se réfugier au mdl en ce beau dimanche après midi, au ciel bleu dévoilé, nous trouvons BimBamBoum, ça ajoute une GV en expérience, le rocher est pas mal. On a faim, et on est un peu blasé  je crois.

La voie est très sympa avec une dernière longueur très intéressante, je loverais et porterais la corde rose puis ce sera le parking, la voiture intacte, les chaises de camping et le pique nique.

On est sales, très sales, mais pas complètement mécontents. Je ne sais si nous reviendrons de sitôt par contre. Il faudrait repeindre un peu le nom des voies un jour.

 

P1070856 P1070840 P1070844 P1070850

 

Chemin des dames

Et hop lancement de la saison grandes voies 2014: ici

Direction Rochefort Samson et comme pour la guerre de 1914, en 2014, le Chemin des dames!

Il s’avère tout d’abord que se diriger vers les villages uniquement à l’instinct ou à la mémoire semble une idée un peu présomptueuse cette année; aussi, après avoir constaté que j’étais déjà passé par le joli village de Barbières (pour aller grimper au Tourniol sans doute), nous voila un coup de GPS plus tard dans le parking de Rochefort pour un déjeuner mérité!

Nous trouvons aisément le début de la voie, après avoir franchi le début des gorges. Il y a de l’eau mais ça reste correct. Pendant l’encordement initial, un bon bloc de rocher tombe dans l’eau à cote de nous pour nous rappeler où nous sommes sans doute.

Je pars dans la première longueur: un 4b, Le premier point est loin sur un rocher pas génial mais ça va. Au final, il n’est pas si loin: il est au milieu de la longueur.
Ensuite au relais, j’attends Amandine qui m’attend. Important de bien gérer les latences pour un timing élastique. Un peu de marche nous amène à la deuxième longueur: un pas de 5b sur un dièdre, avec bien sur, le point assez haut. Il vaut mieux passer par l’extérieur du diedre plutôt qu’aller se cacher dedans.

Un 4b, ensuite pour moi, classique.
Puis Amandine fait son 4b, Il s’agit d’une crête sans point, un peu déstabilisant, mais elle trouvera un truc pour mettre une sangle (expérience de la Vanoise?).

Vient le 5c/a0, donc le A0, qui est immédiatement sur le relais, dessous c’est chaud, ça donne pas du tout envie de tenter le pas. La suite est plutôt sympa et équipée.
Dernière longueur, un 5a plutot joli.

Le rocher n’inspire pas une confiance absolue mais ce n’est pas si mal.

Pour sortir, il faut rester vigilant, puis le chemin conduit à la route et un raccourci permet d’atteindre le parking tranquillement.

La saison GV est démarrée.

 

 

Yenne

En ce beau samedi de départ en vacances direction Yenne pour le retour à la couenne apres quasi 2 ans sans.Quelques bouchons et un panneau absent, il faudra activer le GPS du tel pour trouver le patelin.

Là c’est joli, belles falaises et pas un chat, ni un chien, juste un ours en plastique dans un trou de la roche (mais c’est pas une hyene).

Les voies sont longues et bien équipées.

Nous nous promenons dans le secteur du milieu, avant d’aller sur le secteur le plus à gauche.  qui est plus tendu car très dalleux, même pour une 5b, faut tenir sur les pieds genre… j’avais oublié.

En tout cas, c’est une bien belle reprise et une belle journée.

 

 

Assomption rime avec ascensions

le 16 août: Journée répétition des manip’ sur la classique de chaque saison: l’Eperon des Gosses Mythiques. ballade calcaire impeccable sous un soleil radieux. Je reprends  contact avec le rocher, et Amandine se rode un peu sur les rappels et relais.

le 17 août: Tout le monde est à l’heure pour le rendez vous de 11h (après le casse croûte de 10h), direction la Vanoise, Pralognan, le parking des Fontanettes. Malgré des bouchons légers, nous arriverons à une heure décente pour le déjeuner avant de faire la montée vers le refuge. J’ai quelques moments de faiblesse pour ma part dans la montée (un œuf mal passé et capricieux ?), néanmoins nous arrivons au refuge vers 17h.

P1060609

En mode découverte, Amandine est un peu dubitative sur le rythme de vie effrénée dans ce genre d’endroit: repas à 18h45 et dodo à 20h30 mais elle admettra que ça se fait. Elle aura quelques moments d’inquiétude dans la perspective de ne manger qu’une part de quatre quart au petit dej’ le lendemain !
Grand refuge et grand service: nous mangeons tous deux fois de la soupe (un peu salée), une partie d’entre nous, 2 plats (riz+ porc sauce épicée), une autre 2 bonnes parts de fromage chacun et un seul dessert chacun (une salade de fruit qui mène au rhum).

Puis nous allons dormir. Là allongés, nous assistons au spectacle des randonneurs: un qui  gratte un sac plastique avant de se coucher, l’autre qui raconte ses péripéties et sa vie trépidante autour de son étui à lunettes, pendant que je lui claironne des « ta gueule ! ».
Bien vite, la quiétude d’un concert de ronfleurs nous plonge plus ou moins dans le sommeil, il fait très chaud, même dadou ne met pas son bonnet.  Et c »est presque joyeux, que sous les cris alarmants  du réveil de la dame à l’étui aux lunettes, nous ouvrons  les yeux  avant l’heure voulue, bien que malheureusement elle ne sache pas arrêter cette sympathique sonnerie.

Le petit dej’ rassure la partie féminine de l’équipe et à 8h, ventres pleins, nous partons pour le pied de la voie. A 8h45 nous sommes équipés, encordés, prêts pour ainsi dire juste à coté des 2 bâtons (voire 3) indiquant le départ de la voie.(Là on a juste déjà pris 30 minutes de retard avec un art complètement maîtrisé).

L’arête est elle effilée, acérée, rugueuse ou péteuse, nous le découvrirons bien vite.

 

MEMO0014 P1060628 P1060625 MEMO0020 MEMO0019 P1060615 P1060619 P1060623

Je fais l’ouvreur, je coince, sangle, assure, ahane, met une pédale, genouille et tracte et à quelques moments je sèmerais aussi ( sangles, coinceurs[ceci pour créer un épisode mystérieux]) pour voir si la cordée de derrière est honnête. Nous serons souvent doublés, jamais triplés, manipulant la corde avec une maladresse consommée. Dadou deviendra un leader très tonique pour la traversée de quelques arêtes puis je reprendrais la main pour finir avec une traversée à flanc un peu expo.

Nous pique niquons sur le sommet, admirant une grenouille et un cœur de neige, ainsi qu’un probable élan géant en contrebas.  Dadou a envie de continuer pour finir, j’ai envie de rentrer, donc la raison du pas plus fort l’emporte.

P1060630 P1060629

La descente sur un truc herbeux est assez éprouvante et expo. Heureusement dadou me prête un bâton, ça aide et nous descendons lentement, louant l’excellente position d’un cairn.

Rapide passage au refuge puis longue descente au milieu des trailers qui ne savent plus quoi faire pour s’amuser, et nous traversons moïsement une sorte de mer.

P1060606 P1060636

Nous arriverons à la voiture alors que les premières gouttes d’une grosse averse choient sur nos corps fatigués mais néanmoins « en forme ».

Au retour, Amandine brave l’interdiction de dadou et enlève ses chaussures, alors que je serais pour ma part, respectueux de cette interdiction que je juge pour le moins dictatoriale!

Les deux gourmands (donc pas moi) parleront de leurs sensations à la dégustation de moult bonbonnades pendant que je m’inquiète, pendant un instant, de n’avoir pas faim.

beau we et excellente équipée