Archives de catégorie : indonesie

Java ouest – Partie 3

Dernière partie de ces aventures indonésiennes: Java ouest

27 septembre: Praganbanan

L’endroit le plus touristique de l’ile. Pas vraiment de ch’ti ici pourtant.
C’est le jour du breakfast à l’américaine et de l’ice cream chez les suisses. J’ai un grand moment de doute et d’angoisse quand il faut choisir les parfums, est ce que blueberry c’est cassis ou myrtille ? ouf c’est myrtille, youpi je suis sauvé ! et va pour 3 boules (le lendemain je substituerais une fraise à une des trois myrtilles).

Sur la plage, une horde d’indonésiennes en rouge nous mitraille de photos! c’est la gloire.

Accessoirement, on se rend compte qu’on s’est aussi trompé sur le tgv retour.

28 septembre:

le serveur de l’hotel me prend pour un italien : viva la pizza!

nous allons nous promener dans le parc à surprendre les varans et les singes.

nous enchainons par une promenade dans la jungle et croisons des japonais:
japonais présents: where will you go ?
us (mais français): we don’ t know, we’re following the path
nippons: we are lost !

ça nous fait rire, surtout moi, mais après deux heures à déambuler sur des faux chemins, nous sommes sans doute un peu lost aussi et sans eau ! nous finirons par retrouver le chemin et même des grottes ! des vraies, celles dans lesquelles on rentre du pied gauche pour se porter chance.

le vendredi soir, les gens se promènent dans des voitures à pédales décorées de guirlande, un auto radio relié à une batterie.

 

écologie:  c’est la poubelle de partout. même dans les parcs nationaux, ici les animaux lèchent des restes et mâchonnent des sacs plastiques. Les touristes tripotent les stalactites et mites. Les bouteilles en plastique sont brûlées au bord des routes.

 29 septembre

Direction le Green Canyon, en scooter ! ma deuxième expérience de cet engin (100m effectués sur l’essai précédent), difficile exercice sur les non routes indonésiennes, il est difficile d’éviter toutes les bosses! et de rouler, tout en roulant au milieu du chaos des camions, bus et autres véhicules … il faut se mettre en file indonésienne.

Ce canyon, parcouru en bateau est bien joli. V. va nager avec nos comparses de share boat, pendant que je cultive mon narcissisme à me faire mitrailler par des indonésiennes, je prends la pose avec elles, parfois même  à mon insu. Je crois que c’est une blague qu’Alain Delon est une star au Japon.

Puis petit tour à la place de Batukaras, vue la fréquentation, on se croirait sur la cote d’azur.

 

30 septembre

Petit village sundanais de Kapung Naga, mais la vraie héroine de cette journée est la pluie qui fait son apparition honteusement, car la saison des pluies est sensée commencer en octobre! mais c’est bien joli.

Dans le petit bus pour Garut, des passages montent avec successivement: 4 sacs de poissons morts (un sac environ 30 kg), puis un arbuste, et enfin deux grands sacs contenant des cintres et bassines …

17h15, Cipanas, on n’a pas mangé, la vie devient insupportable, on n’a pas mangé !!!

La nuit la plus bruyante du séjour: bruits de la rue, muezzin, moto, cris d’une vieille folle , bruit du mandi .. le NUGRAHA hotel c’est pourri !

la mandi c’est une sorte de grande bassine qui contient l’eau servant à se laver, mais aussi l’eau à prélever pour faire office de chasse d’eau avec un seau pour les toilettes

1 octobre

Direction un petit temple histoire de prendre un cheval et le radeau.

Le guide est plutot marrant, il réclame sans cesse des rallonges et finit par nous confier qu’on a de la chance d’être tombé sur lui car les autres guides travaillent pour le double mais lui doit donner du lait à son bébé … blah blah … il nous conte l’histoire d’un village où les gens étaient hindous puis sont devenus musulmans, ça a l’air important car il le répétera 4 ou 5 fois.

Pour arrêter le bus, il faut dire un mot qui ressemble à guili-guili.

Marre des transports!

2 octobre-4 octobre

Glandouille à l’hotel à Bandung, malgré un gamin braillard, le séjour finit dans un repos mérité. Je n’en peux plus des transports.

Puis il faut partir vers Jakarta, ceci nous sera facilité par un monsieur absolument gentil qui nous permettra de trouver la gare des trains car plus de bus disponible pour la capitale.

Les moyens de transports utilisés au cours du séjour: train, avion, bus de tout type, cheval, scooter, bateau à moteur, radeau, becak, voiture, metro, shuttle.

Long retour en France via Jakarta-Pekin-Paris.

Bilan

un séjour bien dépaysant, je retiendrais dans les choses négatives les bus et leurs tarifs,la crasse, la tabacophilie et la lourdeur des conducteurs de becak et vendeurs de coca. Et dans les cotés positifs, de bien jolis paysages, des gens gentils qui s’entraident, les sourires, la curiosité, un mode de vie différent.

 

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Java centre – Partie 2

 19 septembre: Solo

Dans une contrée très lointaine, en une période récente, la rébellion menée entre autre par Han Solo et ses amis voit son action ralentie par une chaleur écrasante.

Nous partons vers le musée Kraton (le palais de l’Empereur). Il y a beaucoup de micro boutiques sur le chemin, essentiellement vêtements et alimentation, des boutiques d’1m de large sur 2m maxi de profond, clones les unes des autres. Le palais est impressionnant de taille, diffus sans ses dimensions et ses limites.

 

Ensuite nous voulons visiter un autre musée, fermé malheureusement à 14h. Tant pis, nous ne verrons pas les toiles de la maure !

En revanche, régulièrement nous subissons les attaques sonores  violentes et fortes de la part du muezzin, appelant plus  Anekin  qu’Heineken.

Du coup, la force des choses nous conduit dans la piscine de l’hotel, c’est bien agréable.

J’apprends le mot Oomph dans mon livre.

20 septembre

Un becak nous conduit à la gare routière. Celle ci est vraiment contrastée, un côté face, crasseux, vieux, aux marchands et colporteurs multiples et un coté pile, vide et luxueux (à part une blatte de belle taille traversant le couloir).

Des collégiennes se moquent du nez pas écrasé de V.

Nous nous dirigeons vers Pranbanan et ses temples. Mais nous ne prendrons pas de banane pour autant (ça se dit Pisang d’ailleurs).

Bon, il semblerait que la « bombe » anti moustique ait disparu. Étrange, l’hypothèse la plus plausible est que celle ci n’a pas été rendue par le douanier chinois. Les objets vivent leur vie.

La visite des temples, certains sont en cours de rénovation, d’autres de récréation, est assez impressionnante. Les sculptures et bas reliefs témoignent d’une activité et d’une richesse passée importantes.

Pour entrer sur le site des temples, il faut tout d’abord passer par l’entrée « foreigner », qui nous permet d’avoir une boisson gratuite, en contrepartie de laquelle nous avons l’extrême avantage de payer 3x plus cher que les locaux. Nous enfilons un sarong pour ne choquer la mémoire des moines.

Le soir, c’est un spectacle de danse typique, sous la pleine lune qui nous conte l’histoire d’une jeune femme enlevée par un méchant que son prince charmant va sauver. Le site est joli mais je suis imperméable à ce genre là.

 21 septembre: direction Yogakarta

Les bus: les bus sont fumeurs, et servent accessoirement de poubelle (tu peux jeter ce que tu veux sur le sol). A l’avant, le chauffeur fangio double  à qui mieux mieux et s’arrête n’importe où s’il repère un client potentiel. Accessoirement il est responsable de l’animation musicale. A l’arrière, un assistant contrôleur aide les gens à monter ou à descendre, parfois en marche. Il encaisse aussi les montants pour le trajet (un tarif local et racket systématique pour les touristes). Les deux personnes sont trés bien synchronisées et communiquent par sifflement ou onomatopée.

Nous visitons le Water Castle, palais d’un roi qui avait une vie difficile avec piscines et concubines,  apparemment en entrant par une porte dérobée car ce sera gratuit, puis nous découvrons la place des banians où des gens les yeux bandés tentent de passer entre les deux arbres afin de se porter chance. Pas besoin de cela et nous rentrons via un vaste détour nous permettant d’admirer les grandes maisons et les demeures plus modestes de la ville.

Au soir, à deux pas de l’hôtel (celui sans piscine au même prix que ceux avec piscine !), nous découvrons la rue à touristes, purée la vraie vie, hamburger, pizza et ice cream.

Le café est proche du café à la turque, avec le marc au fond, souvent riche en sucre et même parfois en lait, sans bien sur demander ces accessoires.

A la radio, la chanson « kiribou » passe en boucle, ça semble être une mièvrerie.

22 septembre: plage de Parangtritis

L’hôtel outre son absence de piscine est particulièrement bruyant: muezzin, clim’, circulation automobile, chasse d’eau …

 La monnaie locale est la rupiah. un euro = 15 000 rupiah environ, ce qui permet de faire des retraits en million.

Il faut dire « jalan jalan » aux casses pieds, ça veut dire, je me promène, fais pas ch*. Ils sont plutôt insistants ici, à dire « becak » à tour de rôle … idem pour les vendeurs de coca. Si on dit non au premier, au deuxième … pourquoi on dirait oui au 29eme qui se trouve donc 28 m après le premier ?

A  la plage, les gens se baignent habillés, des carrioles tractées par de chevaux promènent quelques personnes, des pécheurs de crabes courent sur le sable dès que la mer recule. Nous décidons d’aller voir des grottes de méditation, que nous ne trouverons pas vraiment, et V. se fait mal au pied sur le retour, jolie plaie à l’orteil.

Repas du soir, dans le restaurant, ils essaient de me gruger de 5000 rupiah de mayonnaise, ça m’énerve, c’est la première fois que je mets en colère en anglais, et j’obtiendrais gain de cause. (la plupart des gens ne connaissent que l’indonésien, mais parfois de l’anglais peut servir).

23 septembre: Borobudur

Devant l’entrée du temple, des rabatteurs nous rabâchent « temple, temple » … euh oui, c’est bon ..

Sur le site du temple, des touristes indonésiens insistent pour nous avoir sur leurs photos, une touche d’exotisme blafard. Des ouvriers paraissent rénover le temple, ou paressent tout simplement. Ils sont parfois 8, des fois un bouge puis se rassoit. A ce rythme là, leurs ancêtres ont du commencer avant le Big Bang pour construire tout ça, peut être que c’est pour ça qu’ils connaissent l’harmonie cosmique.

Au temple de Menut, une lycéenne stressée nous pose des questions en anglais pour travailler cette langue puis nous rentrons à pied, c’est long en tong.

 24 septembre:

Visite de la fabrique de tofu à partir de graines importées des USA. Ca reste très artisanal avec énormément d’eau passée, le tout en fumant bien sur. Puis c’est le village des potiers où nous jouons aussi à notre tour en craquant sur quelques chatons rigolos puis nos guides nous conduisent chez un pote à eux producteur de tabac.

Puis c’est 6 heures de bus pour le plateau de Dieng. J’ai mal de partout, les places sont trop petites, ça tasse, j’ai même l’impression d’être grand ! le fessier souffre.

A l’arrivée, passage par l’Indomaret (le copain d’AlfaMart, cousin de carrefour market), et là des métalleux indonésiens, buveurs de coca, se prennent avec nous en photo en faisant des doigts d’honneur sous l’œil effarouché du  reste des clients, RÉBELLION !

 25 septembre

Le plateau de Dieng est une zone agricole ce qui parfume l’air de senteurs d’engrais d’une façon nauséabonde. Nous allons gravir la colline de Sembugan pour avoir un point de vue,  puis nous faisons le tour de 2 lacs aux résiliences soufrées de leur origine volcanique .Ici les grottes restent introuvables.

Les indonésiens portent deux sortes de chaussures: des sandales, des bottes de pluie ou rien (+1+0=1).

Les concombres sont un vrai problème ici, ils en mettent avec tous les plats, c’est la même nuisance que les olives sur les pizzas ici !

26 septembre

12 h de bus !

En voulant aider une collégienne sortie du bus  à récupérer sa montre tombée à l’intérieur, je lui jette par la porte … sur le sol.

 

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Java est – Partie 1

samedi 14 septembre, 1h avant le départ:

une rapide vérification permet de constater une erreur dans la réservation d’un vol interne, c’est donc sur le fil qu’une nouvelle réservation sera faite pour le surlendemain au lieu du lendemain. Niveau économique c’est un premier faux pas, qui sera vite suivi d’un autre quand je casse mes lunettes de soleil en rangeant mon sac (une sorte de tradition annuelle).

après deux heures de train et plusieurs heures d’attente à Roissy, c’est l’heure de passer les controles douaniers:

douaniere: avez vous des produits liquides, ou des choses à déclarer ?
christophe: j’ai une bombe [oula, elle a le teint verdissant et les pupilles qui se dilatent!!!] … euh … anti moustique
douaniere [qui a perdu le vert et qui sourit]:  on me l’avait jamais faite celle là, surtout avec un air aussi sérieux
NB : je n’ai pas fait expres

vol pour Pékin; certains chinois snobant la nourriture servie à bord mangent des nouilles en boite, sinon ils sont un peu bourrins, n’hésitant pas à bousculer les hotesses ou à leur marcher sur les pieds sans un mot d’excuse.

aéroport de Pékin: c’est compliqué, nous devons prendre un avion pour Xianmen, mais pour cela il faut entrer provisoirement en Chine (visa temporaire) et comme aux points d’information les intervenants maitrisent absolument la formule « I don’t speak english », rien n’est facile. Finalement après des controles, des passages d’immigration, des papiers remplis, c’est XianMen -> Jakarta.

lundi 16 septembre:

aéroport de Jakarta: quelques heures de repos dans l’aéroport après avoir louvoyé pour éviter les taxis et autres quémandeurs prédateurs, c’est la glandouille, vautrés sur des sièges avec de la musique pas très agréable en  attendant un vol pour Surabaya.
plusieurs bus: Surabaya->Purabaya

Purabaya est une sorte de village avec beaucoup de commerces (nourriture, et trucs divers). Énormément de rabatteurs vers les différents bus, difficile de s’y retrouver entre les officiels et les officieux, ils sont gentils mais ça fait du monde à éviter.   Dans le bus, c’est Karaoke et clopes à fond, variété avariée tu me fais peur, comme un voleur, tu ne finis pas, t’en vas pas … Par humilité, j’enlève mes chaussures! A chaque pause du bus, un peu n’importe où d’ailleurs, des colporteurs (pas celui d’ I’ve Got You Under My Skin) montent et proposent qui de l’eau, qui des cacahuètes ou des journaux, …

puis Probolingo -> puis Semoro Layang

arrivée = dodo, ensuite un repas à 18h, et redodo

mardi 17 septembre:

lever 3h pour aller voir le lever du soleil sur le Bromo, le volcan local. Il fait nuit le chemin n’est pas clair, nous nous promenons dans les champs car grâce à un topo bien fumeux nous avons évité la route. Il y a beaucoup de monde, les autres sont venus en jeep ou à moto, mais ça valait le coup de se lever si tot, c’est vraiment joli.

à 7h30, nous prenons un brunch mérité et buvons beaucoup d’eau, l’air est vraiment sec et poussiéreux ici. (peut être aussi que les puces sont sérieuses mais je n’en suis pas sur!). après ce midi du matin, nous descendons vers le Bromo avec pour objectif de voir le volcan puis de rejoindre l’étape suivante. Nous passons facilement la partie plane conduisant au volcan, puis une première crête en poussière, et une deuxième avec un joli tracé dans la verdure jusqu’au moment où il faut basculer de l’autre coté.

Là c’est la savane, pas de chemin clair, et on ne voit pas très loin, quelques mètres à peine, des fois moins. Ploum dans un trou. Ca descend raide et les ronces rongent les doigts et les bras. Nous descendons ainsi péniblement 100 m de dénivelée puis nous détectons une falaise en dessous, il faut se décaler un peu sur la droite avant de se rendre à l’évidence, ça ne passe. Vaincus, il faut remonter, bien sur, il n’y a pas vraiment de chemin, et c’est épuisant, usant, lacérant! les jambes en ont marre.

Finalement, c’est le retour au village initial. Le proprio du homestay répète à l’envie qu’il y a une douche devant nos mines ensablées, et quand j’enlève ma chemise des feuilles tombent. La poussière a noircit les vêtements mais pas les humeurs.

 mercredi 18 septembre

C’est un départ matinal qui nous conduit en à peine 3h30 à Ngadas.
puis nous prenons un camion stop et un bus.

Le pays semble en construction, nombreux sont les échafaudages, et les maisons en construction et rénovation.

Les activités principales de la jeunesse semblent être fumer et faire de la moto dans les campagnes. Les motos servent  à transporter toutes sortes de choses: essence, récoltes, …

Régulièrement, je remets à l’heure la tablette, les fluctuations d’une pendule à l’autre sont nombreuses, impossible de vraiment savoir l’heure réelle, en même qui s’en soucie ? Les bus partent quand ils sont pleins, ou pas (Règle non absolue), mais jamais à l’heure indiquée.

Nous rejoignons Malang. Un petit intermède d’une heure nous permet d’aller chercher du liquide à l’autre bout de la ville, puis c’est l’attente dans un hall de gare routière, un fumoir cendrier géant. Les employés des compagnies de bus se courent après et se fond des chatouilles. En tout cas, il faut attendre.

Les toilettes c’est un trou avec un seau à côté qui permet de simuler la chasse d’eau.

Et c’est le bus de nuit en direction de Solo, le paysage défile, il n’y a jamais vraiment de campagne, maisons en constructions, commerces divers se succèdent, le pays ne dort pas vraiment, le chauffeur de bus double souvent, n’importe comment, il roule à gauche, à droite, il a la priorité au milieu des vélos, scooters, motos, petits bus, camions … c’est la jungle routière.

Nous arrivons à Solo vers 1h du matin et un Becak (velo taxi) nous conduit à un hotel qui sera finalement plutôt sympa.

 

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