Java centre – Partie 2

 19 septembre: Solo

Dans une contrée très lointaine, en une période récente, la rébellion menée entre autre par Han Solo et ses amis voit son action ralentie par une chaleur écrasante.

Nous partons vers le musée Kraton (le palais de l’Empereur). Il y a beaucoup de micro boutiques sur le chemin, essentiellement vêtements et alimentation, des boutiques d’1m de large sur 2m maxi de profond, clones les unes des autres. Le palais est impressionnant de taille, diffus sans ses dimensions et ses limites.

 

Ensuite nous voulons visiter un autre musée, fermé malheureusement à 14h. Tant pis, nous ne verrons pas les toiles de la maure !

En revanche, régulièrement nous subissons les attaques sonores  violentes et fortes de la part du muezzin, appelant plus  Anekin  qu’Heineken.

Du coup, la force des choses nous conduit dans la piscine de l’hotel, c’est bien agréable.

J’apprends le mot Oomph dans mon livre.

20 septembre

Un becak nous conduit à la gare routière. Celle ci est vraiment contrastée, un côté face, crasseux, vieux, aux marchands et colporteurs multiples et un coté pile, vide et luxueux (à part une blatte de belle taille traversant le couloir).

Des collégiennes se moquent du nez pas écrasé de V.

Nous nous dirigeons vers Pranbanan et ses temples. Mais nous ne prendrons pas de banane pour autant (ça se dit Pisang d’ailleurs).

Bon, il semblerait que la « bombe » anti moustique ait disparu. Étrange, l’hypothèse la plus plausible est que celle ci n’a pas été rendue par le douanier chinois. Les objets vivent leur vie.

La visite des temples, certains sont en cours de rénovation, d’autres de récréation, est assez impressionnante. Les sculptures et bas reliefs témoignent d’une activité et d’une richesse passée importantes.

Pour entrer sur le site des temples, il faut tout d’abord passer par l’entrée « foreigner », qui nous permet d’avoir une boisson gratuite, en contrepartie de laquelle nous avons l’extrême avantage de payer 3x plus cher que les locaux. Nous enfilons un sarong pour ne choquer la mémoire des moines.

Le soir, c’est un spectacle de danse typique, sous la pleine lune qui nous conte l’histoire d’une jeune femme enlevée par un méchant que son prince charmant va sauver. Le site est joli mais je suis imperméable à ce genre là.

 21 septembre: direction Yogakarta

Les bus: les bus sont fumeurs, et servent accessoirement de poubelle (tu peux jeter ce que tu veux sur le sol). A l’avant, le chauffeur fangio double  à qui mieux mieux et s’arrête n’importe où s’il repère un client potentiel. Accessoirement il est responsable de l’animation musicale. A l’arrière, un assistant contrôleur aide les gens à monter ou à descendre, parfois en marche. Il encaisse aussi les montants pour le trajet (un tarif local et racket systématique pour les touristes). Les deux personnes sont trés bien synchronisées et communiquent par sifflement ou onomatopée.

Nous visitons le Water Castle, palais d’un roi qui avait une vie difficile avec piscines et concubines,  apparemment en entrant par une porte dérobée car ce sera gratuit, puis nous découvrons la place des banians où des gens les yeux bandés tentent de passer entre les deux arbres afin de se porter chance. Pas besoin de cela et nous rentrons via un vaste détour nous permettant d’admirer les grandes maisons et les demeures plus modestes de la ville.

Au soir, à deux pas de l’hôtel (celui sans piscine au même prix que ceux avec piscine !), nous découvrons la rue à touristes, purée la vraie vie, hamburger, pizza et ice cream.

Le café est proche du café à la turque, avec le marc au fond, souvent riche en sucre et même parfois en lait, sans bien sur demander ces accessoires.

A la radio, la chanson « kiribou » passe en boucle, ça semble être une mièvrerie.

22 septembre: plage de Parangtritis

L’hôtel outre son absence de piscine est particulièrement bruyant: muezzin, clim’, circulation automobile, chasse d’eau …

 La monnaie locale est la rupiah. un euro = 15 000 rupiah environ, ce qui permet de faire des retraits en million.

Il faut dire « jalan jalan » aux casses pieds, ça veut dire, je me promène, fais pas ch*. Ils sont plutôt insistants ici, à dire « becak » à tour de rôle … idem pour les vendeurs de coca. Si on dit non au premier, au deuxième … pourquoi on dirait oui au 29eme qui se trouve donc 28 m après le premier ?

A  la plage, les gens se baignent habillés, des carrioles tractées par de chevaux promènent quelques personnes, des pécheurs de crabes courent sur le sable dès que la mer recule. Nous décidons d’aller voir des grottes de méditation, que nous ne trouverons pas vraiment, et V. se fait mal au pied sur le retour, jolie plaie à l’orteil.

Repas du soir, dans le restaurant, ils essaient de me gruger de 5000 rupiah de mayonnaise, ça m’énerve, c’est la première fois que je mets en colère en anglais, et j’obtiendrais gain de cause. (la plupart des gens ne connaissent que l’indonésien, mais parfois de l’anglais peut servir).

23 septembre: Borobudur

Devant l’entrée du temple, des rabatteurs nous rabâchent « temple, temple » … euh oui, c’est bon ..

Sur le site du temple, des touristes indonésiens insistent pour nous avoir sur leurs photos, une touche d’exotisme blafard. Des ouvriers paraissent rénover le temple, ou paressent tout simplement. Ils sont parfois 8, des fois un bouge puis se rassoit. A ce rythme là, leurs ancêtres ont du commencer avant le Big Bang pour construire tout ça, peut être que c’est pour ça qu’ils connaissent l’harmonie cosmique.

Au temple de Menut, une lycéenne stressée nous pose des questions en anglais pour travailler cette langue puis nous rentrons à pied, c’est long en tong.

 24 septembre:

Visite de la fabrique de tofu à partir de graines importées des USA. Ca reste très artisanal avec énormément d’eau passée, le tout en fumant bien sur. Puis c’est le village des potiers où nous jouons aussi à notre tour en craquant sur quelques chatons rigolos puis nos guides nous conduisent chez un pote à eux producteur de tabac.

Puis c’est 6 heures de bus pour le plateau de Dieng. J’ai mal de partout, les places sont trop petites, ça tasse, j’ai même l’impression d’être grand ! le fessier souffre.

A l’arrivée, passage par l’Indomaret (le copain d’AlfaMart, cousin de carrefour market), et là des métalleux indonésiens, buveurs de coca, se prennent avec nous en photo en faisant des doigts d’honneur sous l’œil effarouché du  reste des clients, RÉBELLION !

 25 septembre

Le plateau de Dieng est une zone agricole ce qui parfume l’air de senteurs d’engrais d’une façon nauséabonde. Nous allons gravir la colline de Sembugan pour avoir un point de vue,  puis nous faisons le tour de 2 lacs aux résiliences soufrées de leur origine volcanique .Ici les grottes restent introuvables.

Les indonésiens portent deux sortes de chaussures: des sandales, des bottes de pluie ou rien (+1+0=1).

Les concombres sont un vrai problème ici, ils en mettent avec tous les plats, c’est la même nuisance que les olives sur les pizzas ici !

26 septembre

12 h de bus !

En voulant aider une collégienne sortie du bus  à récupérer sa montre tombée à l’intérieur, je lui jette par la porte … sur le sol.

 

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