Java est – Partie 1

samedi 14 septembre, 1h avant le départ:

une rapide vérification permet de constater une erreur dans la réservation d’un vol interne, c’est donc sur le fil qu’une nouvelle réservation sera faite pour le surlendemain au lieu du lendemain. Niveau économique c’est un premier faux pas, qui sera vite suivi d’un autre quand je casse mes lunettes de soleil en rangeant mon sac (une sorte de tradition annuelle).

après deux heures de train et plusieurs heures d’attente à Roissy, c’est l’heure de passer les controles douaniers:

douaniere: avez vous des produits liquides, ou des choses à déclarer ?
christophe: j’ai une bombe [oula, elle a le teint verdissant et les pupilles qui se dilatent!!!] … euh … anti moustique
douaniere [qui a perdu le vert et qui sourit]:  on me l’avait jamais faite celle là, surtout avec un air aussi sérieux
NB : je n’ai pas fait expres

vol pour Pékin; certains chinois snobant la nourriture servie à bord mangent des nouilles en boite, sinon ils sont un peu bourrins, n’hésitant pas à bousculer les hotesses ou à leur marcher sur les pieds sans un mot d’excuse.

aéroport de Pékin: c’est compliqué, nous devons prendre un avion pour Xianmen, mais pour cela il faut entrer provisoirement en Chine (visa temporaire) et comme aux points d’information les intervenants maitrisent absolument la formule « I don’t speak english », rien n’est facile. Finalement après des controles, des passages d’immigration, des papiers remplis, c’est XianMen -> Jakarta.

lundi 16 septembre:

aéroport de Jakarta: quelques heures de repos dans l’aéroport après avoir louvoyé pour éviter les taxis et autres quémandeurs prédateurs, c’est la glandouille, vautrés sur des sièges avec de la musique pas très agréable en  attendant un vol pour Surabaya.
plusieurs bus: Surabaya->Purabaya

Purabaya est une sorte de village avec beaucoup de commerces (nourriture, et trucs divers). Énormément de rabatteurs vers les différents bus, difficile de s’y retrouver entre les officiels et les officieux, ils sont gentils mais ça fait du monde à éviter.   Dans le bus, c’est Karaoke et clopes à fond, variété avariée tu me fais peur, comme un voleur, tu ne finis pas, t’en vas pas … Par humilité, j’enlève mes chaussures! A chaque pause du bus, un peu n’importe où d’ailleurs, des colporteurs (pas celui d’ I’ve Got You Under My Skin) montent et proposent qui de l’eau, qui des cacahuètes ou des journaux, …

puis Probolingo -> puis Semoro Layang

arrivée = dodo, ensuite un repas à 18h, et redodo

mardi 17 septembre:

lever 3h pour aller voir le lever du soleil sur le Bromo, le volcan local. Il fait nuit le chemin n’est pas clair, nous nous promenons dans les champs car grâce à un topo bien fumeux nous avons évité la route. Il y a beaucoup de monde, les autres sont venus en jeep ou à moto, mais ça valait le coup de se lever si tot, c’est vraiment joli.

à 7h30, nous prenons un brunch mérité et buvons beaucoup d’eau, l’air est vraiment sec et poussiéreux ici. (peut être aussi que les puces sont sérieuses mais je n’en suis pas sur!). après ce midi du matin, nous descendons vers le Bromo avec pour objectif de voir le volcan puis de rejoindre l’étape suivante. Nous passons facilement la partie plane conduisant au volcan, puis une première crête en poussière, et une deuxième avec un joli tracé dans la verdure jusqu’au moment où il faut basculer de l’autre coté.

Là c’est la savane, pas de chemin clair, et on ne voit pas très loin, quelques mètres à peine, des fois moins. Ploum dans un trou. Ca descend raide et les ronces rongent les doigts et les bras. Nous descendons ainsi péniblement 100 m de dénivelée puis nous détectons une falaise en dessous, il faut se décaler un peu sur la droite avant de se rendre à l’évidence, ça ne passe. Vaincus, il faut remonter, bien sur, il n’y a pas vraiment de chemin, et c’est épuisant, usant, lacérant! les jambes en ont marre.

Finalement, c’est le retour au village initial. Le proprio du homestay répète à l’envie qu’il y a une douche devant nos mines ensablées, et quand j’enlève ma chemise des feuilles tombent. La poussière a noircit les vêtements mais pas les humeurs.

 mercredi 18 septembre

C’est un départ matinal qui nous conduit en à peine 3h30 à Ngadas.
puis nous prenons un camion stop et un bus.

Le pays semble en construction, nombreux sont les échafaudages, et les maisons en construction et rénovation.

Les activités principales de la jeunesse semblent être fumer et faire de la moto dans les campagnes. Les motos servent  à transporter toutes sortes de choses: essence, récoltes, …

Régulièrement, je remets à l’heure la tablette, les fluctuations d’une pendule à l’autre sont nombreuses, impossible de vraiment savoir l’heure réelle, en même qui s’en soucie ? Les bus partent quand ils sont pleins, ou pas (Règle non absolue), mais jamais à l’heure indiquée.

Nous rejoignons Malang. Un petit intermède d’une heure nous permet d’aller chercher du liquide à l’autre bout de la ville, puis c’est l’attente dans un hall de gare routière, un fumoir cendrier géant. Les employés des compagnies de bus se courent après et se fond des chatouilles. En tout cas, il faut attendre.

Les toilettes c’est un trou avec un seau à côté qui permet de simuler la chasse d’eau.

Et c’est le bus de nuit en direction de Solo, le paysage défile, il n’y a jamais vraiment de campagne, maisons en constructions, commerces divers se succèdent, le pays ne dort pas vraiment, le chauffeur de bus double souvent, n’importe comment, il roule à gauche, à droite, il a la priorité au milieu des vélos, scooters, motos, petits bus, camions … c’est la jungle routière.

Nous arrivons à Solo vers 1h du matin et un Becak (velo taxi) nous conduit à un hotel qui sera finalement plutôt sympa.

 

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