Le bruit des glaçons

je ne parlerais pas de ce long dimanche d’actions peu diverses et variées qui nous conduit à attendre, poireauter, patienter, regarder l’heure, manger dans la file d’attente, etre dans la file d’attente sans manger , s’impatienter, ne rien faire pour au final assister au decollage de 2 parapentes et à une exhibition de boomerangs (sont bien barrés les boomeranggers).

Cote ciné, le bruit des glaçons voit dupontel incarner le role du cancer de dujardin, alcoolique autrefois écrivain.
J’ai trouvé qu’il y avait de beaux moments mais le sujet traité surement trop grave empeche de vrais débordements délirants, et puis bon, meme si c’est bien joué, le scenario n’est pas très épais.

Col de marcieux – tour percé

l’important c’est la stabilité !
apres un samedi de grimpe à crept, randonnée au col de marcieux pour découvrir la tour percée avec valériane et jp.

  • celui qui vole le matin
  • celui qui utilise le regulateur
  • celle qui mange un bounty
  • celle qui regarde sous la table
  • ceux qui mangent des pizzas (dont une aux ravioles)
  • ceux qui arrivent dans une sorte d’impasse en rando
  • ceux qui croisent une vache morte
  • ceux qui portent des tee shirts orange

en tout cas c’etait super beau

 

Grande sitre sur un air latino

Aprés un samedi soir qui me vit m’initierà la salsa (mambo, et 3 autres pas), la bachata et caetera dans une boite de nuit grenobloise, et un dodo bien mérité dès 2h30 du matin, nous voila partis randonner le dimanche matin, le reveil à 7h30 fut délicat.

Objectif: le tour de la grande Sitre

environ 1050 de D+ qui feront dans les 1200 avec un parking plus bas que prévu et un léger mais traditionnel détour hors sente

C’est donc en compagnie de Valériane, Aurélie et Mickael que je fais cette jolie ballade, bien fraiche surtout lors du pique nique au bord du lac. Le short et la courte nuit n’aident pas.

Mytilles, framboises, mures et champignons sont mangés ou cueillis à la fleur de l’age surtout par les 2 grenoblois de service.

Au soir, le sieur jp qui traine par là, à la quête d’une Caroline testudine, nous propose la  pizza aux ravioles, invitation que je décline, devant me lever à 5h30 le lendemain. Quelle force mentale !

Bonne prépation qui pour la semaine d’alpi, qiui pour le GR 20 …

Bientot la traversée de Chartreuse

 

Petit charnier d’Allevard

Petit charnier d’Allevard:

heure de départ initiale: 8h
heure de départ recalculée 1: 8h30
heure de départ recalculée 2: 8h50
heure de depart reelle: 9h30

voyage tranquille, à peine 2 demi tours

jolie rando  au dessus d’Allevard, petit denivellé, temperateure assez élevée,

les sacs sont chargés pour les échéances de chacun  à court terme.

vers la fin, le chemin se cache un peu et il faudra couper pour atteindre le sommet « à 20m »

un petit charnier tres humain

 

Contrevoz

contrevoz dans le bugey
au depart Pierre et Cha, CL, Fabien et moi. c’est super joli comme endroit … les pres sont verts, les falaises falaisantes, les devers deversants … 5b depart violent, 5c encore plus violent … bon on va arreter la grimpe en tete … c’est super physique et j’ai encore mal de mercredi. heureusement y’a la tarte au sucre. on croise mon binome de maitrise et sa belle, ambiance. pierre et fabien essaieront de finir dans le space monkey de pierre mais bon c’est trop dur. au retour mon auto fera comme des sifflements sur l’acceleration … elle sort de l’entretien … ambiance

 

Soreiller 2010

depart samedi matin 6h30 en bas de chez dadou
8h30 … la berarde, 9h au depart, je rame dans la montée, trop chargé et mal au bide, 11 kg à la pesée le sac, dadou cavale. en tout cas, c’est bien que la corde soit scindée, merci à toi!
on mangeouille au refuge puis on part sur la voie du nain, c’est tres sympa et joli. bon un nain vivant et deux cassés, sont pas trés soigneux de leurs habitants ces sommets.
Au soir pierre et charlotte et les parents de pierre nous rejoignent, Charlotte s’occupe desormais du courrier de l’oisans. Postiere de l’extreme. Repas frugal au refuge, nouvelle tendance: soupe claire, spaghettis sauce  bolo, pain en faible quantité et un petit dessert. Apres on essaie de dormir, pas trés facile, il fait chaud et un gros malade qui ronfle fort surtout vers 4h. ça brasse au coucher et parait que ça brassera au lever.
Matin lever 6h, on vise l’arete du soreiller puis la centrale. La misere nutritive continue, un seul caf‚ et ric rac sur le reste. A depart de l’arete à 7h50 on croise un jeune couple (enfin on a surtout vu la brunette) qui part faire la voie normale. Bon apparemment z ont pas trouvé le depart, ca vaut le coup de se lever à 6h du mat’ pour buter dans du 2b. enfin vaut mieux buter que se planter.

Nous on court sur l’arete rien ne nous arrete, en harley david sonne ! et on est pas mauvais dans le timing. (pour le moment). 9h30 on est dans la voie, la meteo nous avait coincé l’an derner.

Cette fois, on croise un mec celebre qui s’occupe des topos du dauphine et qui fume la pipe. Les 2 longueurs en soi disant 3 sont compliquées, y’aurait des pitons, mais bon, ils essaient de nous faire avaler des couleuvres.

Du coup suis meme obligé de faire des pas en tete ! on arrive sur l’arete somitale et on arrete, il est 12h30 et un peu crevé. apres un petit coincement de corde, quelques galeres dans les rappels nous voila à 16h dans la descente. là, on a un passage pas super lucide mais on s’en sort.

A 18h30 nous serons à l’auto, une impression de gros lot. ni cordée ni pizza aux ravioles, on est trop décalqués. Un joli we et hop je m’inscris au stage. Au retour on doublera nos amis sur l’autoroute alors que je respecte les limitations de vitesse, david bavant sur sa future omelette. trop fort
! 2 cordes lovées par moi ! yes we can!

 

Oisans non oisif

Semaine Basic Oisans avec Montagnes de la Terre: jamais aussi mort et jamais aussi vivant

Objectifs: acquérir un peu d’expérience et plus d’autonomie dans la pratique et aussi Atteindre un sommet et le sommeil !!!
on verra plus loin que pour le sommet ça a été fait 3 fois et pour le sommeil, nada!

Généralités: Grand beau sur l’oisans toute la semaine, soleil, 3 nuages pour faire les malins le vendredi soir et chaleur tout le temps. Même les nuits, Dadou aurait dormi sans bonnet. A part ça, j’ai eu un problème de batterie d’APN donc rares photos pour le moment en attendant de récupérer celles de mes comparses.

L’équipe: 3 autres stagiaires avec moi (thierry, sam’ et guillaume) + le guide laurent.
un peu bourru au début, ce dernier se déridera et montrera son cote sympa et débonnaire. la classe du vieux guide.
super ambiance avec les autres stagiaires, une saine camaraderie, j’ai beaucoup aimé l’esprit général.

Le déroulement:

  • lundi

Arrivé au refuge du CAF (1734m) à la Bérarde aprés un lever à 5h30. On commence par faire un peu de couenne juste au dessus à l’ecole d’escalade, histoire d’harmoniser les pratiques sur du 4 ou 5 granitique. L’aprés midi, petite grande voie en 4, avant de faire un bon gros rappel d’une 40taine de metres.
Le soir un bon couscous et hop, dodo de bonne heure.

  • mardi

Longue montée au refuge de la Pilatte (2577m). Lr chemin est plat, long et finalement monte d’une traite jusqu’au refuge.
Nous y rejoignons les autres stagiaires du groupe « Evolution ». Apres une salade à la semoule (semaine à theme semoulé?),
nous descendons sur le glacier de la Pilatte (encore 200 ou 300m de deniv’) pour faire quelques manip’ encordés, jouer du crampon et du piolet, se ballader sur les crevasses et jeter un oeil lointain sur notre cible de demain: le Gioberney.

Au soir, nous remangeons du couscous, ils ont du se donner le mot.
La nuit n’est pas terrible, un terrifiant ronfleur sévit!

  • mercredi

Nous nous levons à 6h pour partir à 7 (le groupe n’est pas encore bien dynamique). Jolie montée vers notre départ: la traversée NE du Gioberney (3352m ).

Je pars en tête sur le rocher, pas trés dur, j’équipe, je vois rien sur ma gauche alors je vais tout droit. Au bout d’un moment, je vois à gauche à 30 m en dessous ce qui semble être la voie « normale ». je fais monter thierry et laurent et nous traversons un peu. A un moment, le rocher n’a pas l’air trop mal pour continuer à la verticale. Au ras de la vire, je vois une belle ecaille, un peu loin, alors je me jette un peu  dessus. Elle lache, je me prends donc ce bon bloc de 1mx60cm et bien 60 kg  sur la tete -sensation et impression de mort imminente- puis il me glisse dessus et tombe sur le guide. Finalement plus de peur que de mal (un doigt et un genou pour moi, un doigt pour le guide) mais je serais un peu pale tout le reste de la journée.
On finit par rejoindre les autres, puis la voie normale et on atteint le sommet. C’est plutot caillouteux et péteux et apres une longueur en 4/5, nous voila enfin en haut pour mon premier non but.

On redescend par le chemin, puis le refuge, puis la vallée et là on remonte sur le refuge de Temple écrins (2410).
Grosse journée, on est tous un peu cuit. Le soir excellent tajine aux abricots.
A cote de nous, des forts alpi vont faire l’ailefroide nord pendant que des pompiers picolent bieres++, vins et chartreuse avant de vouloir faire comme nous le pic coolidge demain matin.
La nuit, les pompiers brassent un peu…

 

 de gauche à droite, thierry, laurent,sam et moi

  • jeudi

Jeudi matin, nous nous levons à 5h30 pour atteindre le Pic Coolidge (3775m). La montée jusqu’au départ est plutot longue,
pas mal de dénivellé pour un matin: sentes, pierrailles, pierrier, neige …
Ensuite de vires en vires jusqu’au sommet. Une bien belle course.
En redescendant nous croiserons les pompiers montant et suant.
Au refuge, nous apprenons qu’un groupe de gendarmes ‘fatigués’ se fait héliporter du sommet du rateau. C’est cool comme technique pour éviter les longues descentes :-). Le gérant  est en train de construire une douche en deblayant l’arriere du refuge, contrairement aux apparences il n’est pas en train d’essayer de combler la vallée avec sa brouette.
Nous retournons à la Berarde, purée que c’est long de marcher chargés comme ça. Je tombe quelques fois, me tapant les 2 coudes.

Une douche bien méritée plus tard, parce que même mon baudrier pue, nous nous restaurons d’un repas polente et boeuf bourguignon, le regime semoulé reprend du galon!

 ça, ça se longe

 ça, ça se monte et ça se descend

  • vendredi

Le vendredi matin, on est tous un peu zombie dans nos tetes comme des mures US. J’ai les cuisses qui font mal et les bobos aussi.  Quelques manip’ de cordes, mouflage et les relais du maitre sur 1 pt. Pas la meme mentalité que le grimpeur des bois (enfin du rocher arboré de spits).

L’aprés midi, depuis le parking champhorent (1417), nous montons au refuge de la Lavey (1790m). Certains font du bloc pendant que je commence Accident à la Meije, j’ai du m’arreter à la page 149.
Le soir, on se goinfre de ‘dalbat »(?) un plat à base de riz, lentille, epinard, viande de boeuf, haricots, petits pois, tomates, curry, coriandre… j’en prends que 3 fois, que c’est bon, ça remet d’aplomb.
On se couche à 21h comme tous les soirs.

  • samedi

Lever à 5h pour l’arete des papillons (2811m), belle montée jusqu’au pied de la voie au lac des Beches (plein de moutons).
La course est longue est belle, pas mal de cheminement, l’arete est parfois trés efilée. Nous finissons un peu cuits vers 12h avant d’attaquer la descente. 2 rappels sur le glacier puis desescalade piolet/crampons (on aurait pu faire un rappel de plus).
On sera à 18h au parking, un passage à la berarde et je serais à Lyon à 21h avec les yeux qui se ferment severement.

 on a  l’air plus fatigué

 ça ça se descend…

 

Conclusion: super semaine pour moi, il faudra que je travaille la glace et l’itinérance (enfin le bossage de carte quoi). Mais c’était vraiment bien à tout point de vue. Sont bien ces stages et ces montagnes 🙂

un xoff pour la route